La ruse pour se cacher
Comme dans la mythologie, les chevaux de Troie ("Trojan
horses" ou "Trojans" en anglais) utilisent une ruse pour
agir de façon invisible, le plus souvent en se greffant sur un
autre programme.
Ils font partie des menaces liées à Internet,
parmi les virus et autres vers. Pourtant, contrairement à ceux-ci,
les chevaux de Troie de ne reproduisent pas (en tout cas, ce n'est pas
leur objectif premier). Ce sont à la base de simples programmes
destinés à être exécutés à l'insu
de l'utilisateur.
Objectifs et fonctionnement
Leur objectif est le plus souvent d'ouvrir une porte
dérobée sur le système cible, permettant ensuite
à l'attaquant de revenir à loisir épier, collecter
des données, les corrompre, contrôler voire même détruire
le système. Certains chevaux de Troie sont d'ailleurs tellement
évolués qu'ils sont de véritables outils de prise
en main à distance.
Un cheval de Troie peut par exemple :
Pire, un tel programme peut créer, de l'intérieur
de votre réseau, une brêche volontaire dans la sécurité
pour autoriser des accès à des parties protégées
du réseau à des personnes se connectant de l'extérieur.
Leur mode opératoire est souvent le même;
ils doivent tout d'abord être introduits dans le système
cible. Les moyens sont variés et exploitent le vaste éventail
des failles de sécurité, souvent grâce à un
simple économiseur d'écran piégé ou une bonne
blague (envoyé par e-mail du type rayon-X.exe, snow.exe...).
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Après leur introduction dans le système, ils se cachent et modifient le système d'exploitation cible pour pouvoir démarrer en même temps que la machine. Ils sont actifs en permanence et reste à l'écoute des connections provenant du pirate pour recevoir des instructions.
Comment se protéger
Il est assez facile d’en détecter les versions classiques (back-orifice 2000) avec les anti-virus et pare-feux actuels qui connaissent très précisément leur empreinte ou leur code. Le problème est plus difficile lorsqu'il s'agit de programmes dont le code a été modifié afin d'obtenir un cheval de Troie dont l'empreinte est unique et donc inconnue des anti-virus.
Alors il faut détecter leur activité : un cheval de Troie est obligé d'ouvrir des voies d'accès pour pouvoir communiquer avec l'extérieur par l’intermédiaire des ports de la machine (par exemple 12345, 2222, etc...) surtout s'ils sont habituellement inutilisés.
D'autres chevaux de Troie ont détourné cette faiblesse en utilisant des ports plus communs (relatifs aux services ftp, irc...). Là encore, il faut administrer ces ports ouverts et se demander pourquoi tel service est actif.
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